La transatlantique

1 | (actualisé le ) par Jocelyne

Mardi 29 janvier 2019

Départ de Mindelo au Cap Vert

Après 17 ou 18 jours en mer, selon qu’on compte les heures ou les jours, nous avons touché terre au Marin à La Martinique.

La traversée s’est très bien passée et, si l’on prend son mal en patience, c’était relativement facile. Nous avons beaucoup lu car il est impossible de faire autre chose par manque de stabilité : écrire ou faire des travaux manuels minutieux, même faire la cuisine nous oblige parfois à prendre des positions improbables....

Côté navigation : pas beaucoup de manœuvres car le vent des alizés nous portait. Le premier tiers était facile avec un vent de 3/4 arrière ce qui est facile et agréable. Ensuite le vent s’est orienté plus de l’arrière. Contrairement à ce que l’on pourrait penser ce n’est pas l’idéal. On a donc du tirer des bords. Après de multiples essais de combinaisons de voiles il s’est avéré que la navigation sous artimon (la voile du petit mat de l’arrière) et le génois (grand foc sur le grand mat) était parfait. A un moment le vent a un peu faibli et nous avons sorti le spi asymétrique (la voile jaune orange). Manœuvre aisée grâce à sa chaussette.

La mer a été gentille, pas de gros de tangages, quelques grosses vagues, quelques grains pour laver le bateau.. A propos de la mer, nous avons remarqué qu’elle avait, dans la première moitié de notre voyage, une couleur bleue magnifique et qu’elle était bien claire.

Dans la deuxième partie, nous avons vu apparaître des algues, un peu... puis beaucoup, les fameuses sargasses !

La nuit, nous avons opté pour la tranquillité en réduisant souvent ….. Le pilote « Poupou » a barré pratiquement non stop et nous l’en félicitons ! Nous avons fait de gros quarts, en fait des moitiés ! Comme il n’y avait pas grand-chose à l’horizon (nous n’avons croisé qu’un voilier qui faisait route dans notre direction et plus proche de La Martinique, un cargo qui remontait vers le nord), et que le Capitaine piquait du nez vers 20 h, lui allait se coucher dans la couchette de quart jusqu’à 1h-2h du matin et je prenais le relais ensuite (je faisais les fermetures et lui les ouvertures) sauf quand on avait besoin d’être tous les deux réveillés, ou une nuit par grand vent où je n’ai pas voulu qu’il me laisse seule ! Sinon dans le cockpit, nous avons des banquettes qui nous permettent de dormir d’un œil et d’être rappelé à l’ordre toutes les 1/2 h pour l’AIS qui fait une alerte.

L’alimentation : Nous avons pêché 2 mahi mahi de bonnes tailles et un petit thon. Nous avions fait provision de pommes de terre, tomates, carottes, chouchoutes et choux qui ont bien tenu 3 semaines, et des pommes et oranges. Complétés avec du riz, des pâtes, des lentilles etc.… Nous avons aussi fait deux pains. Au menu salade de choux, pizza au mahi mahi, curry de poisson riz, sashimi de thon, salade poisson mayo pâtes…

Les animaux : Tous les matins, nous avions deux ou trois poissons volants qui dans la nuit avaient sauté sur le pont… quelques oiseaux sont venus nous voir, dont un qui a voulu se poser sur le mat mais dans le roulis c’était un peu kamikaze. En partant de Mindelo, nous avons eu la chance d’être accompagné par une colonie de dauphins qui est restée à nos côtés un bon moment. Nous avons vu une mère et son petit qui faisait le fou en tournant autour des adultes qui eux nageaient bien en ligne. Nous les avons même entendu communiquer entre eux.

Autre chance, une petite baleine à bosse (environ 5 m) est restée un après midi à naviguer autour du bateau.. peut être étant seule était ce une stratégie pour tromper les prédateurs, rester à proximité d’une grosse baleine. Moment super sympa. Pas facile à capturer les images, entre le roulement et ne pas savoir où elle allait apparaître, ni à quel moment.

Pour les dauphins et la baleine, Jean-Philippe est en train de préparer des films.... à suivre

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